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Sa marque ? Azalée.
Sa source d’inspiration ? la nature et le savoir-faire ancestral.
Son domaine d’expression?  L’art sous plusieurs formes et champs d’expression.
Vous l’avez deviné, il s’agit bien de Amira Darouiche, l’architecte actrice à plusieurs dons, l’entrepreneure qui a su faire de ses multiples passions un parcours unique, réfléchi et cohérent.

 De l’Architecture au jeu d’acteur, comment a été le déclic?

En réalité, il n’y a pas eu de rupture, ni de déclic mais une suite logique et évolutive de mon exercice en tant qu’architecte jusqu’à Azalée. Tout ce que j’ai fait est une réponse à des envies que j’ai eues et que j’ai nourries de mes passions. Par exemple, depuis toute petite, je savais très bien que je voulais être actrice mais, à un certain moment je me suis consacrée à l’architecture et après, je me suis lancée dans le jeu d’acteur en parallèle. A un certain moment, le choix de devenir professionnelle dans ce domaine a mis naturellement de côté l’exercice d’architecte pour que je puisse me consacrer à fond en tant que comédienne. Il s’agit d’un domaine qui demande beaucoup de travail … le profil de Amira l’actrice s’est confirmé petit à petit.D’où venait alors l’idée de créer Azalée ?

J’avais toujours la volonté de lancer mon propre projet, un projet qui me ressemble, une sorte d’univers ou je peux m’exprimer librement et à ma manière. Il ne s’agit pas seulement d’un monde d’accessoires où je dessine et conçois que des sacs ou des chapeaux mais un monde ou il y a Amira l’architecte, Amira l’actrice, un univers d’expression libre. La création de Azalée était le fruit d’un état d’esprit et de fonctionnement d’Architecte par excellence.

Pourquoi Azalée?  C’est le nom d’une fleur. J’ai choisi ce mot parce que c’est poétique, ça renvoie à la nature et l’authenticité. C’était idéal pour parler de mon univers où l’on trouve des produits différents, peut être, mais que je peux présenter de la même manière grâce au fil conducteur du côté naturel et la manière de faire tunisienne .Comment a été crée Azalée?

En comprenant  la réalité d’un marché où les métiers artistiques sont peu rémunérés, j’ai commencé à réfléchir sur un projet qui me passionne d’abord et qui soit rentable. L’artisanat était par défaut au cœur de ce projet, puisque tout d’abord j’aimais la touche artisanale que j’intégrais même dans mes projets d’architecture. Ensuite, j’avais une connaissance des artisans, vu que je visitais toujours les salons. Je me suis alors dirigée vers le Cap Bon dont je suis originaire pour développer la distillation des plantes et fleurs. C’était l’occasion de mettre en valeur ce savoir-faire et encourager la production artisanale à la maison. J’ai reconsidéré la présentation des eaux florales en pensant l’emballage, la manière d’exposer, la spécificité et la force du produit. Et c’était le premier produit de la marque Azalée.  J’ai développé après les sacs avec la fibre végétale tressée en collaboration avec les artisanes locales du Cap Bon que je couplais à un travail de maroquinerie. C’est un travail sur le mélange de matière qui se voulait épuré dépourvu de tout superflu. Par contre, pour la finition, j’ai visé des produits haut de gamme pour pouvoir exporter directement à l’étranger. J’ai prospecté et j’ai lancé les produits pour la première fois à la Côte d’azur où il y a eu de bons retours qui m’ont permis de lancer mon premier stock de production. Le développement des produits suivait pour varier les formats, les couleurs, la création de produits autres ou dérivés comme les pochettes bananes en cuir, les tote bags pour l’hiver, les chapeaux …Tout cela était fait dans un temps record d’une année où j’ai travaillé sur presque tout comme la communication, le statut, le développement de connaissances approfondies en artisanat.
De l’architecte chez Azalée?

Absolument. le projet Azalée a vu le jour parce qu’il y avait toute une philosophie et une feuille de route qui revient à l’esprit analytique et artistique de l’architecte. Je dessine les produits en étudiant les proportions, la matière, les couleurs, le comment et le pourquoi des petits détails comme le poignet, le logo, l’intérieur. Tout est réfléchi dans la manière de l’architecte. Je pense que si je n’étais pas architecte, je ne pourrais pas faire les choses dans la même approche conceptuelle. D’ailleurs, la même vision s’applique dans mes projets architecturaux où je mets en avant la matière.

Je ne comprends pas trop la question qu’on me pose souvent :  » Comment tu as été architecte avant de devenir actrice? « . Pour moi, les deux métiers baignent dans l’art, et la casquette architecte m’a beaucoup aidée dans la construction des personnages et l’expression du jeu. C’est le cas de beaucoup d’architectes à travers le monde qui sont artistes, comédiens, qui s’expriment d’une autre manière. Où va Azalée? Quel est son point de fuite?  

Pour moi, Azalée c’est no limit. Pour le moment il y a les axes eaux florales et accessoires que je veux développer davantage du point de vue marketing et communication. Ça permettra au projet de devenir autonome et solide. Après, il y aura aussi du textile et peut être d’autres produits. Tout travail mérite son temps et  je ne me précipite pas pour pouvoir faire bien les choses.L’objectif c’est de créer l’atelier Azalée où je conçois aussi bien un sac ou une chaise, comme je peux lire mon scénario ou organiser des rencontres artistiques entre architectes designers, et acteurs.Azalée et le bâtiment, des perspectives?

L’idée de développer des produits en textile permettra à Azalée de travailler sur les ambiances intérieures des espaces. Ça ne sera pas la décoration pour décorer mais plutôt pour penser à des objets  » de vie » qui soient fonctionnels et utiles. Azalée pourra répondre à un besoin spécifique d’aménager par exemple une maison d’hôte ou des chambres d’hôtel en mettant en avant l’artisanat tunisien.

Des participations à l’international pour Azalée?

Azalée a participé dernièrement à l’expo-vente organisée par BE TOUNSI à Beirut au Liban. C’était un micro-salon pour encourager la création artisanale et entrepreneuriat féminin. Prochainement, je vais participer à un salon professionnel en Italie avec l’Office de l’artisanat pour nouer de nouveaux contacts et présenter la marque.

 

 Equipe Archipill