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Une chose est sûre, l’architecture ou du moins sa représentation, ne serait pas du tout la même sans le logiciel Photoshop. Créé par Adobe, Photoshop est très utilisé par les architectes pour mettre en avant leur travail. Bien qu’il soit connu pour le grand public au travers des milieux de la mode et de la retouche d’images, il reste un des logiciels majeurs quand on veut expliquer les intentions des projets. Il est donc primordial de pouvoir maîtriser Photoshop pour franchir un palier et là aussi le maître mot c’est l’organisation. Ci-après 5 conseils, parfois évidents mais indispensables et souvent oubliés pour vous permettre de mieux contrôler votre processus sur Photoshop:

1. Nommez tous vos calques de manière claire

Le travail sur Photoshop est assez intuitif; il n’est pas rare de se retrouver rapidement avec un nombre incalculable de calques. Il est donc très important de nommer chaque calque de manière claire pour pouvoir s’y retrouver plus tard, ou si un autre collaborateur est amené à reprendre le travail. Il faut surtout éviter de se retrouver avec les fameux “calque 1” et “calque 25”. Cela vous fait perdre un temps fou à chercher le bon calque pour le modifier. De plus, nommer un calque prend 2 secondes, et on ne sait jamais, vous allez peut-être encore travailler sur cette façade que vous croyez avoir fini.

2. Organisez vos calques suivant des groupes

Donner un nom clair à ses calques c’est bien, mais les organiser par groupe c’est encore mieux. Et surtout, cela permet de pouvoir les réduire dans la fenêtre des calques et de ne pas avoir à scroller indéfiniment pour trouver ce dont vous avez besoin. Créez donc des groupes de calques dans lesquels, vous classez les objets de même famille, car on utilise souvent les mêmes types d’objets quelle que soit l’utilisation qu’on fait de Photoshop (retouche d’image, post-production…). Vous pouvez aussi assigner une couleur à chaque groupe pour vous permettre de les reconnaître facilement comme dans l’exemple en image:

3. Non-destructive workflow: les masques de fusion

Contrairement à d’autres logiciels, Photoshop ne permet pas d’annuler des actions à l’infini. On ne peut rétablir que les 20 dernières manipulations. Il n’est donc pas rare de vouloir annuler une action et de ne pas pouvoir le faire à moins de perdre tout son avancement jusque là. Mais heureusement une solution existe et s’appelle le “non-destructive workflow” ou “flux de travail non destructif”. Il s’agit de plusieurs habitudes à prendre pour pouvoir toujours annuler des manipulations et retrouver l’état original des calques utilisés. Parmi ces habitudes, une des plus importantes est d’utiliser les masques de fusion, au lieu de la gomme, pour cacher, ou afficher des parties d’un calque. Les masques de fusion, ce sont des masques en noir et blanc qui viennent s’appliquer sur un calque pour en afficher les parties blanches et cacher les parties sombres, sans affecter le calque initial. Vous gardez donc votre calque initial intact et vous pouvez toujours le récupérer, ce qui est impossible avec la gomme, par exemple. De plus, en utilisant toutes les nuances de gris vous pouvez contrôler les opacités de manière plus subtiles.

4. Non-destructive workflow: les calques de réglages

Autre manière de travailler avec le “flux de travail non destructif”, c’est d’utiliser les calques de réglages. Au lieu d’appliquer les réglages depuis la barre de menu, action irréversible au-delà de 20 manipulations, vous pouvez appliquer ces mêmes réglages et assurer de pouvoir les annuler. Les calques de réglages disposent aussi de masques de fusion qui vous permettent de mieux gérer vos effets, et vous pouvez toujours facilement les annuler si votre client trouve sa pelouse un peu trop grise ou le ciel un peu trop bleu.

5. Utiliser les objets dynamiques

Les objets dynamiques sont des calques qui contiennent les données d’images pixelisées ou vectorielles, comme les fichiers Photoshop ou Illustrator. Ils conservent le contenu source des images avec toutes leurs caractéristiques d’origine, vous permettant ainsi d’apporter des modifications non destructrices au calque. Avec des objets dynamiques, vous pouvez :

1.  Effectuer des transformations non destructrices. Vous pouvez mettre à l’échelle, faire pivoter, incliner, distordre et déformer un calque, ou en changer la perspective, sans perdre les données ou la qualité d’origine de l’image, ces transformations n’affectant pas les données d’origine.

2. Utiliser des données vectorielles, telles que des images vectorielles d’Illustrator, qui seraient sinon pixelisées dans Photoshop.

3. Réaliser un filtrage non destructif. A tout moment, vous pouvez modifier les filtres appliqués aux objets dynamiques.

4. Modifier un objet dynamique et mettre automatiquement à jour toutes ses occurrences liées.

 

Changer d’habitude n’est pas chose simple, mais vous verrez que petit à petit vous allez constater un gain de production significatif. Il s’agit de petites manipulations à généraliser dans votre travail sur ce logiciel si important qu’est Photoshop. Petites causes mais grandes conséquences.

Nous aurons l’occasion de revenir plus en détail sur ces différents aspects.

Marwen Belkhiria